l’Esprit du lieu

Accueil > Actualités, événements > Lecture de François Bon "Où finit la ville"

Lecture de François Bon "Où finit la ville"

publié le vendredi 4 septembre 2020

Résidence d’auteur l’Esprit du lieu / François Bon


Où finit la ville
Lecture de François Bon

accompagné par Guillaume Ertaud, percussionniste
Vendredi 2 octobre à 18 h 30
Médiathèque Condorcet / Bouguenais
Entrée libre

François Bon est venu en résidence d’auteur en 2017 et 2018 à l’invitation de l’association l’Esprit du lieu. Aujourd’hui, le livre écrit au fil de ses séjours : Où finit la ville est publié par les éditions joca seria.

À quelques kilomètres du périphérique nantais, depuis l’arrière de l’aéroport, François Bon, se fait explorateur, il déambule, en pays ordinaire se perd, parcourt les communes riveraines du lac, appareil-photo en bandoulière et son carnet dans le sac. Non pas seulement de ce fabuleux écrin d’entre terre et mer, mais ses zones artisanales, commerciales, pavillonnaires, industrielles. C’est en tournant définitivement le dos au lac de Grand-Lieu, qu’il va enfin pouvoir répondre à sa question : Où finit la ville ?

Pour cette première lecture de ce texte, François Bon sera accompagné par le percussionniste Guillaume Ertaud qui pratique l’intervention sonore en recourant essentiellement au rythme et à la percussion.

La résidence a été organisée en partenariat étroit avec les médiathèques de Saint-Jean-de-Boiseau, Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, de Bouguenais et la bibliothèque de Saint-Lumine-de-Coutais. Avec le soutien de la Drac et de la Région des Pays de la Loire et du département de Loire-Atlantique. Direction artistique : Arnaud de la Cotte

Acheter le livre.

Où finit la ville

Il y a des villes, en Amérique ou en Russie, qui finissent d’un coup. Il y a des villes, comme l’agglomération parisienne, qui n’en finissent pas de s’effilocher, où la banlieue respire toujours un peu de campagne et où les éléments urbains se prolongent loin dans le vieux tissu rural. Nantes est une des métropoles les plus dynamiques, mais aussi les plus chargées d’histoire, de notre territoire. L’écosystème naturel du lac de Grand-Lieu est désormais inclus dans son périmètre, son extension. Aux bords de Grand-Lieu, entre villages et villes, la ville se dissout, laisse paraître plus à nu ses contradictions, urbanistiques, paysagères, sociales.
Comment vivre la ville ? Comment vivre ici entre la ville et ce joyau de nature ?
Ce sont des thèmes que François Bon revisite régulièrement dans son écriture. Venir en résidence à Grand-Lieu, c’était aussi pour lui retrouver les restes épars d’une enfance dans le Sud-Vendée, « une petite centaine de kilomètres plus bas » mais certainement les mêmes ciels, la même couleur blanche des maisons basses, qu’on retrouve dans L’Enterrement (1991), Mécanique (2001), Autobiographie des objets (2012)…
À quelques kilomètres du périphérique nantais, depuis l’arrière de l’aéroport, François Bon, se fait explorateur, il déambule, en pays ordinaire se perd, parcourt les communes riveraines du lac, appareil-photo en bandoulière et son carnet dans le sac. Non pas seulement ce fabuleux écrin d’entre terre et mer, mais ses zones artisanales, commerciales, pavillonnaires, industrielles. C’est en tournant définitivement le dos au lac de Grand-Lieu, qu’il va enfin pouvoir répondre à sa question : Où finit la ville ?

François Bon est né en Vendée, en 1953. Il publie son premier livre, Sortie d’usine, aux éditions de Minuit en 1982. Parmi ses autres livres, une trilogie sur le rock (biographies des Rolling Stones, Dylan, Led Zeppelin). Il expérimente dans les années 2000 le théâtre et le film documentaire, ainsi que les ateliers d’écriture. Fonde en 2015 sa propre maison d’édition, Tiers Livre Éditeur, en complément de sa plateforme d’expérimentation web Tiers Livre (depuis 1998). De 2013 à 2018, a enseigné l’écriture à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy.