l’Esprit du lieu

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Présentation de la résidence

publié le vendredi 4 septembre 2026

Comment le projet s’inscrit-il dans l’histoire
de l’association l’Esprit du lieu ?

L’histoire des résidences a commencé en 1999, il y a donc un quart de siècle à partir d’un projet artistique qui repose sur la présence presque invisible du lac de Grand-Lieu, inaccessible. La question de notre rapport au lieu est donc à l’origine de la mise en place des résidences d’auteurs. Comment la littérature, l’art, la poésie peuvent aussi être des moyens de découvrir un lieu ?

Depuis vingt-six ans, vingt-six auteurs, écrivains et artistes plasticiens ont participé à la résidence. Une quinzaine d’ouvrages ont été publiés et autant d’œuvres, parfois éphémères ont été réalisées in situ.

Pour sa dernière résidence d’auteur-ice, l’association l’Esprit du lieu invite l’artiste dentellière, Bérénice de la Cotte, comme une manière de boucler une boucle, de faire un dernier tour de lac.
En effet, ce projet mêle étroitement l’histoire collective des résidences et l’histoire personnelle de celui qui les a fait vivre, Arnaud de la Cotte et de l’invitée, sa fille, Bérénice qui est née l’année de la création de la résidence, pendant le séjour du premier auteur invité : Jean-François Morange.
Pendant toute son enfance, Bérénice a vécu sur les rives du lac, elle a rencontré régulièrement les auteurs, autrices et artistes. Elle a participé à des projets : à la fabrication des boules pour Jean-Luc Parant, à la plantation de la ligne de narcisses de Delphine Bretesché, aux aventures de La Grande Bloute de Gilles Bruni et elle a même accepté d’être modèle pour Paul-Armand Gette. C’est peut-être cette fréquentation des artistes qui l’a conduite à suivre des études artistiques lors desquelles elle a, à plusieurs reprises, développé des projets à partir de Grand-Lieu. Puis un jour, grâce au livre de Mylène Salvador, La Sagesse de la dentellière, elle a rencontré la dentelle. Elle s’est reconnue dans cette pratique. Après une formation au Puy-en-Velay, elle est devenue dentellière diplômée. A partir de son savoir-faire, a développé une approche singulière de la dentelle qui s’inscrit profondément dans une lignée, une histoire des femmes et des gestes. Elle porte la figure la dentellière tout en gardant l’approche artistique qu’elle a acquise au cours de sa formation en école d’art.
Aujourd’hui, elle est enseignante dans une école de dentelle, elle continue à se former et à développer ses recherches artistiques. Venir en résidence à Grand-Lieu est une manière de boucler une boucle, de clore un cycle au moment où elle s’engage dans une activité professionnelle d’artiste dentellière.

L’objectif de la résidence est d’accompagner l’artiste dentellière dans la réalisation de son projet artistique qui sera une forme d’aboutissement de son parcours de formation et qui lui permettra de travailler sur les questions qui l’occupent depuis toujours : le rapport au lieu, à l’écriture, à la transmission, à la mémoire et au geste…

La médiation avec les publics en partenariat avec les : médiathèques, salles de cinéma, établissements scolaires font partie à part entière du dispositif des résidences.

Par ailleurs, dans son Journal filmé, Arnaud de la Cotte a documenté à la fois les résidences et le parcours de formation de Bérénice. Cette résidence sera également la possibilité de réaliser un documentaire qui tentera de répondre à la question : Comment Bérénice est-elle devenue artiste dentellière ?

Instagram de Bérénice de la Cotte